Accueil
Pathologies Urologiques
Incontinence urinaire et statique pelvienne (prolapsus)
Prolapsus génito-urinaires
La Promontofixation coelioscopique
La Promontofixation coelioscopique Cette intervention permet de repositionner la vessie ou le rectum dans une position anatomique naturelle. Le chirurgien retend ainsi la paroi vaginale en interposant un filet synthétique entre la vessie et le vagin en avant, et éventuellement en arrière entre le rectum et le vagin.
La durée opératoire est d’environ 1 heure et l’intervention se déroule sous anesthésie générale.
Il s’agit d’une intervention par voie coelioscopique avec mise en place de 4 trocarts par des mini-incisions de 1 cm. Du gaz carbonique est insufflé dans le ventre afin de créer un espace de travail.
En cas de difficultés pendant l’intervention, le chirurgien peut être amené à effectuer une conversion, c’est-à-dire à réaliser une incision abdominale.
Une sonde vésicale est posée en début d’intervention.

Les plans entre la vessie et le vagin, puis entre le vagin et le rectum sont disséqués afin de pouvoir disposer les prothèses de renfort.


Enfin le gaz carbonique est évacué de l’abdomen (exsufflation) puis les mini-incisions sont fermées par le chirurgien.
La durée d’hospitalisation est d’environ 4 jours.
La sonde vésicale est retirée habituellement le 2ème jour après l’intervention.
Si une bandelette sous-urétrale a été posée dans le même temps opératoire du fait d’une incontinence urinaire associée, une mèche vaginale (compresse avec antiseptique) sera alors enlevée le lendemain de l’intervention.
Les fils de suture ou les agrafes sur la peau seront retirés par une infirmière à domicile généralement au 10ème jour post-opératoire.
Pendant le mois qui suit l’intervention il est déconseillé d’effectuer des efforts et de porter des charges lourdes afin de ne pas augmenter les pressions dans l’abdomen.
La reprise d’une activité normale se fait au-delà d’un mois.
En cas d’hypotonie du sphincter urétral avant l’intervention, le fait de repositionner la vessie dans sa position anatomique peut démasquer une insuffisance du sphincter et entraîner ainsi des fuites à l’effort.
L’interrogatoire et l’examen de la patiente avant la réalisation d’une promontofixation coelioscopique sont donc essentiels et l’on proposera la réalisation d’un bilan urodynamique pré-opératoire en cas de doute sur la qualité du sphincter.
Si un filet a été posé entre le vagin et le rectum, une constipation temporaire avec difficultés à évacuer les selles peut survenir.
Possibles
Hématome et/ou infection au niveau des orifices de trocart
Hématome intra-abdominal
Infection urinaire nécessitant un traitement par antibiotiques
Dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels)
Rares
Récidive du prolapsus
Apparition d’une fistule urinaire
Migration de la prothèse dans la vessie
Ulcération de la paroi antérieure du vagin
Infection prothétique ou intolérance pouvant nécessiter l’ablation du matériel