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Surveillance active du cancer de la prostate
Publié le 21 juin 2010 - Dernière modification le 21 juin 2010

Le diagnostic d’un cancer de la prostate ne signifie pas obligatoirement traitement de celui-ci en particulier dans les formes dites latentes qui ne modifient pas la survie globale des sujets.
La surveillance active peut être envisagée pour les cancers prostatiques à faible risque évolutif.
Toute la difficulté est de repérer ces formes latentes à évolution lente mais aussi de caractériser les situations qui nécessitent un traitement actif définitif.

Critères de sélection pour une surveillance active

- Hommes ayant une espérance de vie < 10 ans
- Information et adhésion du patient
- PSA initial < 10 ng/ml
- Faible évolutivité (temps de doublement du PSA > 3ans)
- Stade clinique localisé (stade tumoral T1c, T2a)
- Bas grade (grade < 3) et de score de Gleason < 7
- Faible volume tumoral (aucune carotte n’ayant plus de 3mm de tissu néoplasique)

Modalités de la surveillance active

- Toucher rectal et PSA tous les 6 mois - Biopsies prostatiques itératives à 3 mois puis tous les ans

Résultats actuels des études de surveillance active

Etude Klotz – 2005 / Toronto

Points positifs :
- Survie globale à 8 ans de 85%
- 66 % de non traitement à 64 mois de suivi médian

Limites des critères d’inclusion :
- 58% des patients ayant nécessité un traitement actif (prostatectomie) avaient une atteinte loco-régionale (pT3)
- 8% avaient une atteinte ganglionnaire (pN+)

Conclusion

La surveillance active des cancers latents permet de limiter le risque de surtraitement induit par le dépistage et représente une alternative au traitement actif des formes localisées à la condition d’un strict respect des modalités de surveillance.

Référence :
Klotz L. Active surveillance for prostate cancer : for whom ? J Clin Oncol 2005 ; 23 : 8165-9.