Centre de Chirurgie Urologique Polyclinique Courlancy Reims Bezannes
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Dysfonction érectile

Définition :

C’est l’incapacité à obtenir et/ou à maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante et ceci depuis au moins 3 mois.

Épidémiologie :

  • C’est un problème fréquent : un homme sur trois après 40 ans ;
  • Elle peut être le symptôme révélateur d’une pathologie cardiovasculaire sous-jacente (coronaropathie+++).
  • La prévalence de la DE augmente en cas d’hypertension artérielle, de diabète, de dyslipidémie et d’obésité.

Interrogatoire :

  • Doit différencier une DE d’origine organique d’une DE d’origine psychogène (primaire ou secondaire / brutal ou progressif / permanent ou situationnel)
  • Le degré de sévérité de la DE sera évalué par l’auto-questionnaire IIEF
  • Existe-t-il une capacité érectile résiduelle ?
  • Rechercher quel est l’impact réel sur la qualité de vie (patient et/ou couple)
  • Recherche des facteurs favorisants de la DE :
    • pathologies cardio-vasculaires,
    • antécédents abdomino-pelviens (chirurgie, irradiation, traumatisme),
    • pathologies neurologiques, endocriniennes, hématologiques,
    • pathologies psychiatriques, addiction,
    • prises médicamenteuses aggravant la DE

Examen physique :

  • Examen de la verge (fibrose, courbure, phimosis) et des testicules (atrophie, consistance)
  • Examen de la prostate avec toucher rectal
  • Examen cardio-vasculaire et recherche d’anomalies neurologiques

Examens biologiques :

  • Glycémie à jeun ;
  • Bilan lipidique (cholestérol total, HDL et triglycérides)
  • Testostéronémie totale et biodisponible (homme  >  50 ans).
  • NFS, créatinine, ionogramme, bilan hépatique (optionnel)
  • PSA en fonction des symptômes et surtout si on envisage une androgénothérapie

Traitements :

  • Attitude bienveillante et rassurante par rapport à l’anxiété de performance
  • Règles hygiéno-diététiques avec régime alimentaire et sevrage tabagique
  • Lutte contre la iatrogénèse (bétabloquants, diurétiques, antidépresseurs, neuroleptiques)
  • Inhibiteurs de la phosphodiestérase 5 (IPDE5) en première intention :

Ils nécessitent une stimulation sexuelle au préalable et favorisent la qualité et la durée de l’érection. Quatre molécules (non remboursées) sont actuellement disponibles :
- Sidanefil (Viagra® : 25, 50 et 100 mg) à la demande (efficace 6 à 10 heures) 
- Tadafil (Cialis® : 10 et 20 mg) à la demande (efficace 36 à 48 heures) et quotidien (5 mg/j) 
- Vardénafil (Lévitra® : 10 et 20 mg) à la demande (efficace 6 à 10 heures) 
- Vanafil (Spedra® : 50, 100 et 200 mg) à la demande (efficace 6 à 10 heures).
L’efficacité est de l’ordre de 65 à 85 %.
La principale contre-indication est la prise de dérivés nitrés et de médicaments donneurs de NO (nicorandil, molsidomine) avec un risque majeur chez un patient coronarien. Un avis cardiologique est indispensable en cas d’état cardiovasculaire instable.

  • Injections intracaverneuses de prostaglandine :

La prostaglandine E1 (alprostadil) provoque l’érection en agissant sur les récepteurs intracaverneux, dont la stimulation provoque une relaxation de la musculature lisse avec vasodilatation.
Elles sont proposées en cas de contre-indication, d’échec ou d’intolérance du traitement oral, ou si le patient préfère ce type de traitement. Les effets secondaires rencontrés sont : douleur, hématome, érections prolongées douloureuses et quelque fois la fibrose localisée.
L’apprentissage en consultation reste simple. Les injections intra-caverneuses sont remboursées par la sécurité sociale dans la plupart des pathologies chroniques.
Les prostaglandines E1peuvent être également utilisées en gel intra-urétrale : vitaros® :
L’efficacité reste moindre que par injection et le gel peut provoquer des brûlures urétrales..

  • Vacuum :

Il s’agit d’une pompe manuelle ou électrique permettant d’obtenir une érection par création de vide autour de la verge puis on place un anneau à la racine de celle-ci pour maintenir l’érection. (Non remboursé par la Sécurité sociale : environ 300 €).

  • Ondes de choc de basse intensité :

Ce nouveau traitement non invasif et sans effet secondaire peut être proposé d’emblée ou en association avec les IPDE5 avec une efficacité qui persiste chez 1/3 des patients (Non remboursé).

  • Traitements chirurgicaux (implants péniens) en dernière intention :

On pose par voie chirurgicale 2 implants dans les corps caverneux (rigides ou hydrauliques) entraînant une érection mécanique. Les prothèses hydrauliques sont reliées à une pompe placée dans la bourse avec un réservoir situé en latéro-vésical. Les principales complications sont l’infection et les éventuels problèmes mécaniques de la prothèse.

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