Centre de Chirurgie Urologique Polyclinique Courlancy Reims
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La Lithotritie extra-corporelle (LEC)

La lithotritie extra-corporelle est devenue en 15 ans le traitement de référence de tous les calculs urinaires, et plus de 90 % des calculs sont, en France, traités par cette méthode.

C’est dans cette optique que la Polyclinique de Courlancy a souhaité acquérir en janvier 2006, un lithotriteur Delta dernier-né de la société DORNIER

La Lithotritie extra-corporelle (LEC)

Environ 50 lithotrities sont réalisées chaque mois sur la Polyclinique de Courlancy. Le lithotriteur Delta nous permet de proposer au patient un traitement sûr, rapide et efficace dans la prise en charge des lithiases rénales et urétérales.

Le principe

La méthode a été introduite en 1980. Le patient était alors en partie immergé dans un bain d’eau cette dernière permettant la transmission des ondes de choc (d’où l’appellation familière de "baignoire").

Il existe aujourd’hui différents types de machines, permettant un repérage précis du calcul par échographie et/ou radiologie, et dont le " bain " est généralement remplacé par un simple coussin rempli d’eau.

L’onde de choc, transmise à travers l’eau et l’épaisseur du corps du patient, est focalisée sur le calcul afin de permettre sa fragmentation.

La Lithotritie extra-corporelle (LEC)

La lithotritie extra-corporelle repose donc sur l’utilisation d’ondes de choc (et non pas, comme on le croit souvent, sur l’utilisation d’un laser)

Les fragments créés par cette destruction " extra-corporelle " sont ensuite éliminés naturellement dans les urines dans les jours ou les semaines suivant le traitement.

Quelles sont les Contre-indications à la LEC ?

Contre-indications absolues :

La grossesse, la prise d’anti-coagulants ou les troubles de la coagulation.

Contre-indications relatives :

  • La présence d’un pace-maker pour certains lithotriteurs (pas de contre-indication avec l’appareil DORNIER de Courlancy).
  • L’obésité (difficultés de repérage et problèmes de positionnement sur la table chez les patients de plus de 150 kg).
  • Un calcul obstructif s’accompagnant de fièvre ou une obstruction complète de l’uretère en aval du calcul.

Le déroulement de la séance

Vous rentrez le matin , à jeûn, dans le service de Chirurgie Ambulatoire .

La Lithotritie extra-corporelle (LEC)

En général, le traitement de votre calcul se fait sous diaz-analgésie c’est-à-dire que vous pourrez être assoupi mais que vous n’aurez pas de douleur intense.

La séance de fragmentation dure entre 20 et 40 minutes.

Quels sont les résultats ?

Le taux de succès dépend de la localisation, de la taille et de la composition du calcul.

Il est en moyenne de 70-80 % après une séance. Une deuxième séance est nécessaire dans 15-20% des cas.

Quelles peuvent êtres les suites d’une lithotrie extra-corporelles ?

La reprise des activités normales est possible après 24-48 heures, et un contrôle radiologique (ASP) est réalisé 3 à 4 semaines après le traitement.

Après lithotritie extra-corporelle, les patients ont habituellement des urines rosées pendant 24 à 48 heures, ce qui est tout fait normal, et des douleurs (habituellement modérées) correspondant à l’élimination des fragments.

Un traitement symptomatique (anti-inflammatoire et anti-spasmodique ) pour calmer les douleurs éventuelles vous a été prescrit.
On conseille également de boire abondamment pour éliminer les fragments.

En cas de douleurs importantes (coliques néphrétiques), il faut au contraire diminuer les boissons.

Les complications de ce traitement sont exceptionnelles :

  • Risque d’obstruction de l’uretère par les fragments en cours d’élimination. Les patients doivent consulter leur urologue en cas de douleurs non calmées par les traitements antalgiques, et/ou en cas de fièvre (t°> 38,5°C)
  • Risque d’hématome rénal (0,1 %) souvent dû à un trouble de la coagulation ou à la prise d’un anti-coagulant ou d’un anti-agrégant plaquettaire.
  • Risque de dérèglement d’un pace-maker.

Le suivi post-opératoire

Il comporte en général une consultation de contrôle 3 à 4 semaines après le traitement, avec une radiographie simple (ASP).

L’élimination des fragments peut prendre de quelques jours à quelques semaines.

On demande aux patients de filtrer les urines pendant quelques jours. Il faut ramener les fragments récupérés dans les urines, pour une analyse chimique qui a pour but de préciser le type de calcul, et éventuellement ses causes.

En cas de mauvaise fragmentation ne permettant pas l’élimination spontanée des fragments, une ou plusieurs séances complémentaires peuvent être nécessaires. Elles doivent être réalisées à au moins un mois d’intervalle pour diminuer le risque potentiel de lésion du rein.

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