Centre de Chirurgie Urologique Polyclinique Courlancy Reims
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La colique néphrétique

Les causes

La colique néphrétique est une affection qui touche 2 fois plus les hommes que les femmes. Cette douleur est le plus souvent due à un obstacle au niveau de l’uretère (canal qui achemine l’urine du rein vers la vessie).
Ce blocage se situe plus fréquemment à la sortie du rein (jonction pyélo-urétérale) ou à l’entrée dans la vessie (jonction urétéro-vésicale).
L’obstacle en cause est le plus souvent un calcul.

La colique néphrétique

Il existe plusieurs types de calculs en fonction de leur composition : calcium, oxalate, phosphate ou magnésium. Ces sels minéraux apportés par l’alimentation ou produits par la dégradation des protéines (calcul d’acide urique) vont s’agglomérer en cristaux et former dans les reins une lithiase (du grec lithos = pierre).

Mais une colique néphrétique peut également être déclenchée par une obstruction due à une tumeur de l’uretère ou à un caillot dans la voie excrétrice.
Il existe également des obstructions de l’uretère par compression externe : une tumeur d’un organe adjacent ou un hématome autour de l’uretère.

La présentation clinique

L’obstacle à l’évacuation des urines a pour conséquences une distension des cavités rénales ce qui provoque une douleur brutale et très forte dans la région lombaire, du côté du calcul.

Il s’agit d’une douleur très intense sans qu’aucune position ne la soulage.Cette douleur irradie souvent vers les organes génitaux. Elle est continue et ponctuée de crises plus fortes. Le malade est agité, et des vomissements sont possibles.

Il peut y avoir des brulures en urinant ou des besoins impérieux lorsque le calcul se situe au niveau du méat urétéral (à l’entrée de la vessie).
Il existe parfois une hématurie macroscopique (urines teintées par du sang) du fait de l’irritation créée par la progression du calcul dans les voies urinaires.

Le diagnostic

La présentation clinique typique oriente fréquemment le diagnostic. Mais parfois, tous ces signes peuvent être intermittents et/ou beaucoup moins forts rendant ainsi le diagnostic plus difficile.

Des examens sont réalisés afin de confirmer le diagnostic :

  • ECBU (recherche de sang et de bactéries dans les urines)
  • ASP (radiographie de l’abdomen)
  • Echographie des reins et de la région pelvienne La colique néphrétique
  • Un scanner abdomino-pelvien (sans injection de produit de contraste) est fréquemment réalisé en remplacement de l’échographie.

La colique néphrétique

Ce scanner permet très rapidement de confirmer ou d’infirmer le diagnostic de colique néphrétique. Il permet également de localiser l’obstacle, de vérifier s’il s’agit bien d’un calcul et d’estimer le retentissement sur le rein.

Traitement

L’urgence est de traiter la douleur.

On donne classiquement des antalgiques, des anti-inflammatoires et des antispasmodiques pour lutter contre la douleur, l’inflammation et les spasmes.
Pendant la crise, il ne faut pas boire pour ne pas augmenter la distension des voies urinaires.

Lorsque la crise est passée, on proposera au patient la prise en charge de sa lithiase urinaire qui dépendra de la taille, de la nature et de la localisation du calcul.

En revanche, l’hospitalisation sera nécessaire dans les cas suivants :

  • s’il persiste des douleurs malgré le traitement médical bien conduit.
  • si le patient a de la fièvre : Il s’agit alors d’une pyélonéphrite obstructive qui est une urgence absolue du fait du risque de septicémie. Le patient recevra plusieurs antibiotiques par voie veineuse et bénéficiera d’un drainage du rein par les voies naturelles (sonde double J) ou par voie percutanée (Néphrostomie per-cutanée).
  • si le patient n’urine plus et/ou que sa fonction rénale s’altère.

La prévention

Eviter de faire des coliques néphrétiques c’est d’abord éviter la formation de calculs dans les reins.
Il est conseillé de boire beaucoup, entre deux à trois litres d’eau par jour.
Les conseils diététiques dépendront de la nature du calcul.

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